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Les cannabinoïdes de synthèse

Dans la famille des cannabinoïdes, je demande la sulfureuse catégorie des cannabinoïdes de synthèse. Dénommés aussi cannabinoïdes synthétiques ou synthocannabinoïdes, les cannabinoïdes de synthèse reproduisent les effets du cannabis avec plus ou moins de réussite dans un cadre récréatif et médicinal.

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Au tout début, les premières substances synthétiques en laboratoire imitaient la structure des cannabinoïdes végétaux.

Aujourd’hui, la science se rapprocherait plus d’une structure proche des endocannabinoïdes que l’on retrouve dans le corps humain (on parle aussi de cannabinoïdes endogènes).

Quoiqu’il en soit, qu’on se le dise : la marijuana de synthèse n’est pas de la marijuana !

Qu’est-ce que les cannabinoïdes de synthèse ?

Parmi les cannabinoïdes de synthèse, on va distinguer les cannabinoïdes de synthèse récréatifs des cannabinoïdes de synthèse médicinal utilisés à des fins thérapeutiques.

Les cannabinoïdes synthétiques récréatifs ou médicinal utilisent les composés synthétiques ci-dessous peuvent être classés en trois catégories différentes :
– les cannabinoïdes classiques qui sont structurellement liés au THC,
– les aminoalkylindoles sont divisés en de nombreuses sous-catégories,
– et la catégorie des cannabinoïdes non-classiques comprenant le cyclohexylphenole et d’autres composés.
D’autres systèmes de classifications peuvent les diviser et les classer en d’autres groupes… Un groupe non représenté ici se nomme les eicosanoïdes.

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Un certain nombre de composés synthétiques de cannabinoïdes ont un «nom de code». En effet, vous avez peut-être remarqué des cannabinoïdes de synthèse commençant par les lettres JHW. Ces lettres sont les acronymes de John W. Huffman qui a synthétisé de nombreux nouveaux cannabinoïdes. D’autres cannabinoïdes de synthèse ont des origines plus obscures… En effet, le AKB-48 est le nom d’un Girls Band japonais, tandis que le XLR-11 est nommé d’après le premier carburant de fusée liquide développé aux Etats-Unis, WTF !

Les cannabinoïdes de synthèse « récréatifs » ou cannabis de synthèse

Prendre quelques pincettes pour « récréatifs » plutôt « à but récréatif » mais gare…

Les cannabinoïdes de synthèse récréatifs, sont proposés sous la forme d’herbe contenue dans un petit sachet « design ». Communément, on l’appelle « épice » (du nom de la marque qui le produit Spice) ou cannabis de synthèse.

On les dénomme également par les marques les plus connus que sont K2 ou Spice (épice).

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Vendu comme un encens à brûler et interdit à la « consommation humaine » pour passer sous les mailles de la règlementation, cet « épice » imite approximativement les effets du cannabis une fois consommé.

Le cannabinoïde synthétique dénommé JWH-018, est censé, lorsqu’il est ingéré par les humains, produire des effets similaires à du cannabis naturel. Mais malheureusement, ce n’est pas la réalité.

Le problème c’est l’approximation du produit très inégal tant au niveau des dosages que des effets. Les fabricants modifient légèrement les structures des molécules dès que celles-ci sont déclarées illégales par les autorités sanitaires. Grâce à cela, ils peuvent remettre leur produit sur le marché, en toute légalité. Les fabricants n’ont alors pas de recul sur le produit et ces cannabinoïdes de synthèse peuvent être alors très toxiques et dangereux.

Le cannabinoïde de synthèse médicinal

En fait, l’utilisation ou non des cannabinoïdes synthétiques dans les traitements médicaux va dépendre de la législation dans le pays en vigueur. En effet, si le cannabis est interdit, le cannabinoïde végétal issu intrinsèquement de ce même cannabis est également interdit. Je corrige ma note, puisque je m’aperçois qu’exceptionnellement peuvent être autorisé des médicaments contenants des cannabinoïdes naturels (donc provenant directement du cannabis), je pense au SATIVEX ®.

Quoiqu’il en soit, à de très rares exceptions près (cf ci-dessus), les laboratoires développe des cannabinoïdes de synthèse qui, eux, sont généralement autorisés par les autorités sanitaires. Effectivement, sur le plan juridique et légal, on voit mal un laboratoire se mettre en porte à faux avec la loi d’un pays ou du pays dans lequel il est implanté.
Un autre avantage avec les cannabinoïdes de synthèse vient du fait que le dosage en THC ou CBD de synthèse va être parfaitement contrôlé dans la formule chimique. Le médicament permettant la relaxation/sédation au détriment de l’effet d’ivresse dû au THC que procurerait naturellement le cannabis.
Enfin, les cannabinoïdes de synthèse sont très utilisés pour leur facilité de fabrication et d’approvisionnement. Au cours des expérimentations scientifiques, afin de déterminer le rapport entre la structure et moléculaire et l’activité du cannabinoïde sur le corps humain, on tendra à l’utilisation de cannabinoïdes synthétiques plutôt que des cannabinoïdes végétaux.

En France, l’utilisation du cannabis à des fins thérapeutiques reste interdite à quelques exceptions médicamenteuses près :

– Le Marinol (dronabinol : THC de synthèse) : est prescrit aux patients pour le traitement des nausées et des vomissements suite à une chimiothérapie. Afin d’améliorer l’appétit, il peut-être également prescrit chez les malades atteints du sida.
Depuis plusieurs années, en France, le dronabiol (un dérivé de cannabinoïde obtenu par synthèse) peut être prescrit pour des douleurs chroniques en suivant une procédure spéciale réservée pour des cas où il n’existe pas de soin adapté. L’autorisation de recours à ce traitement est temporaire (on parle d’autorisation temporaire d’utilisation – ATU). Très peu de patients en auraient bénéficié, cela se compte en centaine.
Ce médicament est autorisé dans quelques pays européens, par exemple l’Allemagne, l’Italie et le Royaume-Uni.
– Le Cesamet (nabilone : cannabinoïde de synthèse) : est un traitement dont les caractéristiques thérapeutiques sont similaires au Marinol.
– Le Sativex : ce médicament a fait l’actualité en France il y a peu de temps. Il est autorisé de puis 2014 et est, selon mes recherches, est constitué sur la base de cannabinoïdes naturels issus du cannabis. Le Sativex est prescrit pour le traitement des douleurs associées à la sclérose en plaques. Le Sativex serait autorisé dans d’autres pays comme le Canada depuis 2005 et l’Allemagne depuis 2010.

D’autres médicaments dérivés de la forme naturelle du cannabis sont en pharmacie en Espagne, Italie, Finlande comme le Bedrocan (contenant 18 % THC), le Bediol (contenant 6 % THC + 7,5 % CBD), le Bedrobinol (contenant 12 % THC) et le Bedica (14 % de THC environ et moins de 1 % de CBD). ils sont délivrés sur prescription médicale.

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